Dans le paysage politique provincial, les figures de Mateus et de Constant semblent, à première vue, évoluer dans des univers distincts. Pourtant, derrière les discours, les postures publiques et l’agitation médiatique, leurs parcours révèlent des similitudes troublantes. Entre accusations de détournement et recours systématique au populisme, les deux hommes semblent partager une même manière de se définir — et de tromper l’opinion.
Le détournement : un point de convergence discret mais constant
Qu’il s’agisse de fonds destinés aux victimes, aux projets sociaux ou à l’appareil institutionnel, Mateus comme Constant ont été cités dans des affaires où les ressources publiques ont été utilisées au bénéfice d’intérêts privés.
Là où l’un s’appuie sur ses relations pour se rémunérer à partir d’enveloppes destinées à l’assistance humanitaire, l’autre a été reconnu coupable d’avoir manipulé des fonds qui ne lui appartenaient pas.
Dans les deux cas, le schéma reste le même : des fonds publics, des bénéficiaires oubliés et une gestion opaque que les intéressés tentent de minimiser derrière des discours d’auto-justification.
Le populisme comme bouclier et comme arme
L’une des plus grandes similarités entre les deux hommes réside dans leur usage habile — voire abusif — du populisme.
Mateus comme Constant se sont présentés comme des figures messianiques, des leaders au-dessus des querelles, des hommes “parfaits” que seule la jalousie ou la haine des adversaires empêcherait de servir pleinement le peuple.
À travers leurs interventions médiatiques, leurs déclarations théâtrales et leur tendance à se victimiser, ils ont cherché à se construire une image immaculée : celle du patriote incompris, du sauveur persécuté. Une stratégie de diversion efficace pour détourner l’attention des scandales ou irrégularités qui jalonnent leurs parcours.
Deux discours, un même mécanisme
En définitive, les points communs entre Mateus et Constant ne résident pas seulement dans les accusations portées à leur égard, mais surtout dans leur manière similaire d’aborder le pouvoir :
– s’approprier les ressources publiques tout en assurant servir l’intérêt général ;
– manipuler l’opinion par un populisme calibré ;
– et se présenter comme des modèles de vertu alors que leurs pratiques racontent une tout autre histoire.
Deux hommes, deux styles, mais un même schéma : celui d’un leadership construit sur l’illusion, le contrôle de la narration et l’exploitation de la confiance du peuple.
Mateus Kanga doit aller en prison.
MAKWAPA SOLO | SANS GANTS