EDITORIAL — Quand l’intérim devient obsession : le cas Didier Lomoyo

Makwapa Solo
0


La Tshopo vit une période de turbulences politiques intenses depuis la motion de défiance contre le Gouverneur Paulin Lendongolia.

Mais au-delà de la crise institutionnelle, un fait saute aux yeux : le vice-gouverneur Didier Lomoyo semble déterminé à transformer un simple intérim en une prise de pouvoir durable.

Selon plusieurs sources concordantes, Didier Lomoyo séjourne actuellement à Kinshasa, où il mène un lobbying effréné. Objectif : obtenir le soutien des décideurs politiques et financiers afin de rester à la tête de la Tshopo le plus longtemps possible.
Des promesses de maisons, d’argent et d’avantages matériels auraient été faites à certains acteurs politiques susceptibles de l’appuyer dans cette ambition.

Une démarche qui jette une ombre sur l’éthique et la transparence dans la gestion du pouvoir provincial.

Dans la province même, les opérateurs économiques se disent sous pression. Certains auraient été sollicités pour contribuer à hauteur de 82 millions de francs congolais en vue d’un accueil fastueux du vice-gouverneur à Kisangani.


Des documents et enregistrements audio parvenus à MAKWAPA SOLO laissent penser qu’un réseau d’influence et de transactions opaques s’organise autour de lui.


Plus grave encore, des sources internes dénoncent une mainmise directe sur les finances publiques : des ordres auraient été donnés pour que les recettes de la province ne transitent plus par les circuits bancaires officiels, mais par des voies personnelles et informelles jusque chez lui à la maison !

Ces pratiques, si elles se confirment, trahissent une dérive autoritaire et opportuniste d’un homme qui, profitant d’une vacance du pouvoir, chercherait à imposer son règne par la manipulation, la promesse d’argent et la peur comme un serpent venimeux.


Un comportement aux antipodes des valeurs de service public et de responsabilité qu’exige la fonction provinciale.


La Tshopo n’a pas besoin d’un intérimaire obsédé par le pouvoir. 

Elle a besoin d’un leadership visionnaire, transparent et tourné vers le bien collectif.
Les institutions nationales doivent désormais mettre fin à cette zone grise, avant que l’intérim ne se transforme en dérive institutionnelle.

La province mérite mieux que des calculs personnels.
La Tshopo doit rester debout, digne et respectée.


MAKWAPA SOLO | SANS GANTS

Post a Comment

0 Comments
Post a Comment (0)

#buttons=(Accept !) #days=(20)

Our website uses cookies to enhance your experience. Check Out
Accept !
To Top